Terminons l'année 2011 par une interview et pour vous faire plaisir,
retrouvons l'un de vos comédiens préférés :
Bruno Wolkowitch dont on ne compte plus les
passages dans la Cité des Artistes...
Avis aux provinciaux ! L'acteur débutera l'année 2012
au théâtre. Si vous n'avez pas eu l'occasion de voir la pièce
"Pluie d'enfer" qu'il jouait avec Olivier Marchal, du 8 février
au 16 avril 2011 à Paris, au théâtre de la Pépinière, voici peut-être l'occasion d'aller l'applaudir dans
votre ville
*.
En 2012, Bruno sera également présent sur votre petit écran. En effet,
l'acteur renoue avec l'univers des séries... Mais pas n'importe laquelle
!!! Si on vous dit "série politique" certains vont peut-être
s'imaginer quelques soirées rébarbatives. Détrompez-vous !
"Les Hommes de l'ombre"
est une série aussi innovante que passionnante.... Bruno est venu nous en
parler...
Comment es-tu arrivé sur cette aventure des "Hommes de l'ombre" ?
- Par la filière classique : agent, lectures, essais...
Qu’est-ce qui t’a le plus séduit dans ce projet ?
- La qualité et l'originalité du scénario et des dialogues, j'étais déjà un fan des romans de Dan Franck.
Est-ce que tu t'intéresses à la politique ?
- J'écoute France Info tous les jours, en
voiture... Je vote, mais je reste distant et souvent écoeuré !
Comment as-tu préparé le rôle ?
- Nous nous sommes surtout documentés à travers
des documentaires notamment celui de Raymond Depardon sur la campagne de
Giscard d'Estaing. Mais le scénario de Dan, tellement bien écrit, était
déjà, à lui seul, une mine d'or. D'anciens conseillers politiques et des
consultants ont aussi apporté leur savoir ce qui a donné une véritable
approche de ce milieu que nous ne connaissons finalement pas réellement.
On te sent très à l'aise dans la peau de Simon
Kapita. Est-ce que tu as beaucoup de points communs avec lui ?
- Oui, je crois… J'étais d'ailleurs assez
embêté de jouer un personnage qui me ressemble, non par peur de me dévoiler,
mais parce que c'est plus difficile à faire. Certains jours, j'arrivais avec
des évidences de scènes pour avoir vécu des choses semblables mais Frédéric
Tellier m'emmenait tout de suite dans une autre direction... Avec un mec de
cette trempe, je me suis laissé faire ! C'est un vrai directeur d'acteurs !
C'est la première fois que tu travailles avec
lui. Comment s'est passée votre première rencontre ?
- Magique ! Une des plus belles de ma carrière. Il
a toutes les qualités d'homme et de metteur en scène que je recherche :
intense, rigoureux, passionné, tendre, doux, intelligent et avec un vrai
style et du goût...
As-tu quelques anecdotes de tournage ?
- Le premier mois de tournage a été un exercice de haute voltige, tant au niveau de la gestion de la fatigue que du saut quotidien
du film à la pièce.
En effet je jouais "Pluie d'enfer" le soir parallèlement au tournage dans la
journée, et pour ceux qui ont vu la pièce et verront le film…
Il y a un monde entre les deux !
A l'issue de la projection, on nous a
sous-entendu qu'une suite était en projet... Serais-tu partant ?
- A priori non, mais si c'est la même équipe et la même qualité de scénario…ça va être dur de résister !
Tu as joué récemment dans un autre téléfilm pour France 2 : «
Rouge Brésil » dont l’action se situe,
cette fois, au XVIème siècle. Qu’est-ce qui t’a plu dans cette histoire et qu’est-ce qui t’a donné envie de participer à ce tournage ?
- C'est un petit rôle, comme des vacances payées au Brésil ! Et la personnalité du réalisateur québécois Sylvain Archambault m'a tout de suite séduit.
En y ajoutant Benoit Lavigne qui a monté "Pluie d'enfer", j'ai eu beaucoup de chance cette année dans mes rencontres avec les metteurs en scène.
Avais-tu déjà été au Brésil ?
- Non, c'était la première fois. C'est aussi beau que dangereux...
En tout cas, à Rio, à la période où je m'y trouvais... J'avais bien moins
peur au Tchad en temps de guerre qu'à Rio en temps de paix.
Quel est ton rôle dans « Rouge Brésil » ? Qui est Des Granges ?
- Il est celui qui ouvre le film et l'histoire, un chevalier de la croix de Malte, qui emmène
au Brésil les enfants héros du film.
Dans quelques jours, tu repars sur les routes
avec Olivier Marchal pour la tournée "Pluie d'enfer". Qu'est-ce qui t'a le
plus séduit dans cette pièce ?
- La pièce par elle-même ! Dangereuse, originale
dans sa narration, toxique, folle... Et jouer avec mon pote !
Il y a dix ans (oui, déjà !!!) tu me disais que le théâtre ne te manquait absolument pas. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’il t’apporte ?
- L'adrénaline, la peur, et surtout des grands textes.
La Cité des Artistes va donc fêter ses dix ans... As-tu un petit message ???
- Bravo pour la longévité ! Et bonne prochaine
décennie !....
Merci et à très vite pour de nouveaux projets !!!
Propos recueillis par MARYLINE
RICHER
Interview
du 12 décembre 2011 pour
www.citeartistes.com
(Reproduction
interdite)

Autres interviews
* Tournée "Pluie
d'enfer"
7 janvier :
FRANCONVILLE - 10 janvier : COSNE SUR LOIRE - 12 et 13 janvier :
GRENOBLE - 14 janvier : ROMANS SUR ISERE - 17 et 18 janvier : LYON - 19
janvier : VEVEY (Suisse) - 21 janvier : BRUGES (33) - 24 janvier :
BERGERAC - 26 janvier : FOS SUR MER - 27 janvier : SALON DE PROVENCE - 1
février : NOISY LE GRAND - 2 février: CORBEIL ESSONNE - 4 février : MEAUX
- 8 février : SAINT RAPHAEL - 10 et 11 février : MONACO - 16 février :
COURBEVOIE - 17 février : MORTEAU - 18 et 19 février : AVIGNON - 23
février : LE GRAND QUEVILLY - 25 février : LE HAVRE - 28 février : SAINT
MALO.
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