D'interview en interview, entre tournages et répétitions, nous
vous avons déjà tout dit
ou presque ! Mais parce qu'il a un talent énorme, une sincérité rare, c'est
toujours un plaisir d'accueillir
Patrick Catalifo dans la Cité des Artistes... La diffusion
prochaine de
"La Louve"
sur France 3 nous donne aujourd'hui l'occasion de parler de cet étrange
Alexis Attar qui a de drôles de manières d'interroger ses suspects...
"La Louve" est ton 4ème film avec Philippe Venault !
"Oui, déjà ! J'aime beaucoup sa manière de travailler.
C'est un excellent metteur en scène. Il sait nous filmer de manière originale,
créer des ambiances assez sombres qui favorisent le suspense. Avant chaque film,
nous cherchons ensemble des idées pour aborder le personnage... Nous travaillons
dans la plus grande complicité.
Et cette complicité ne date pas d'hier !
"Non, j'ai fait mon premier film avec Philippe en 1999.
C'était "L'été des hannetons" avec Sophie Duez et plein d'autres acteurs: Aurore
Clément, François Marthouret, Julien Boisselier... Dans ce film, je jouais le
jeune intendant d'un château. Sophie Duez était la fille du baron, amoureuse
de moi depuis l'adolescence. Lorsque dix ans plus tard, elle revient au village après la mort de
son père, elle découvre que j'ai
racheté le domaine de son père ruiné et que je suis plus ou moins responsable de
son suicide. C'était une belle histoire que Philippe Venault avait su filmer
avec beaucoup de talent. Il y a eu ensuite "Trois
Jours en juin" pour France 2 et
"Poussières d'amour" diffusé l'année dernière sur France 3 avec Florence
Thomassin et Elodie Navarre. Ce film était très sombre, assez étrange... Mais
j'en garde aussi un bon souvenir ! De toute manière, avec Philippe aux
commandes, les tournages se passent forcément bien.
Tu attaches toujours beaucoup d'importance aux
histoires...
Oui, dans un film, c'est primordial. A la lecture du scénario, je sais
tout de suite si je
vais accepter le rôle ou pas. Je n'aime pas les histoires formatées, les séries qui
tournent en rond. J'aime les films dans lesquels il y a des choses à jouer
et de vraies émotions. Je n'aime pas les rôles lisses.
Voilà pourquoi le personnage d'Alexis Attar t'a séduit ?
- Oui, il est bourré de failles et c'est ce qui le rend
intéressant. Voilà le genre de type que je n'aimerais pas rencontrer !!! Alexis est tellement bizarre,
imprévisible, mal dans sa peau... Il passe son temps à jouer à la roulette russe avec
les détenus afin d'en obtenir les aveux. Pour lui, cela devient un jeu, une
obsession. Ce mec a un vrai problème psychologique. L'intérêt de ce rôle était
justement de rendre crédible cette sorte de folie qui est en lui. Avec Elisabeth Vitali, nous avons beaucoup bossé nos
scènes car au départ, le scénario partait un peu dans toutes les directions et il
était intéressant de retravailler avec les scénaristes pour recentrer l'histoire.
C'était la première fois que tu travaillais avec
Elisabeth Vitali ?
- Oui. C'est une excellente actrice, intelligente, qui
sait mettre de l'émotion quand il faut, sans faire de chichis... C'est une très bonne partenaire de
jeu.
Le film "La Louve" avait été récompensé au festival de
Luchon l'année dernière et
cette année, "Passés troubles" a reçu 3 prix ! Mais on te voit
rarement
dans les festivals. Pourquoi ?
- Parce que mon emploi du temps ne me le permet pas.
Les deux thrillers "La Louve" et "Passés troubles" ont
été tournés à quelques mois d'intervalle. Est-ce que c'est un genre de film que
tu affectionnes particulièrement?
- Quand ils sont bien écrits, j'aime bien ce genre de
film. Mais je n'ai pas de préférence. J'aime diversifier les rôles le plus
possible. Et en 2006, j'ai justement trouvé bon d'enchaîner avec une comédie
"L'homme de ta vie" avec Arielle Dombasle et Michèle Bernier. Après "Passés
troubles" particulièrement sombre, c'était une évidence pour moi de passer à
quelque chose de plus léger.
On peut aussi te voir au Cinéma actuellement ?
- Oui, dans "L'Année suivante" avec Ariane Ascaride et la
jeune Anaïs Demoustier. Un film pas très drôle ! C'est l'histoire d'une
adolescente de banlieue, très perturbée après la mort de son père. Il y a dans
ce film une ambiance assez pesante mais bien réussie. Là encore, c'est
l'histoire qui m'a plu.
Et maintenant tes projets ?
- Essentiellement au théâtre. Je vais commencer à répéter
une nouvelle pièce adaptée et mise en scène par Didier Bezace : "La Mère".
Nous aurons donc bientôt l'occasion d'en reparler...
D'ici là, nos internautes pourront te retrouver sur France 3 dans
la Louve...
le 3 mars prochain !
Propos recueillis par MARYLINE
RICHER
Interview du 19 février 2007 pour
www.citeartistes.com
(REPRODUCTION INTERDITE)
