A force d'interpréter des héros
du petit écran, un grand nombre de comédiens ont aujourd'hui du mal à se défaire
de leur étiquette d'acteur télé. Mais pas lui !!!
Patrick Catalifo a su échapper aux
personnages trop marquants. Ce qui lui vaut le privilège de jouer autant pour le
Cinéma que pour la télévision, sans oublier le théâtre !
Retrouvons-le sur France 2, dans un très beau téléfilm qui s'intitule "La vie comme elle vient".
Dans "La Vie comme elle vient"
, tu joues le rôle d'un homme atteint d'une maladie incurable. Qu'est-ce
qui était le plus intéressant dans ce film ?
- L'intérêt d'un rôle est
d'entrer dans un monde que l'on connaît mal, en cherchant des sources.
Celui-ci m'a permis de découvrir la maladie d'Huntington qui est à la fois étrange et terrible. C'était
aussi pour moi l'occasion de rencontrer de nouvelles personnes.
A quoi
attaches-tu le plus
d'importance quand on te propose un rôle ?
- Aux gens qui me le
proposent et avec qui je vais faire le film... J'aime les rencontres et pour
moi, les rapports humains passent avant tout.
Entre le Cinéma, le théâtre
et la télévision, as-tu une préférence ?
- Ce ne sont pas du tout les mêmes
univers. J'ai évidemment une préférence pour le Théâtre ! On y vient pour
travailler, se chercher et s'améliorer au fil des représentations... A la
télévision et au Cinéma, les choses sont beaucoup plus compliquées, plus
difficiles à maîtriser.
Tu joues
actuellement au Théâtre de Chaillot...
- Oui, la pièce s'intitule "Le
Nègre au sang". L'histoire de 4 comédiens qui cherchent à faire avancer un
spectacle sans trop savoir comment. C'est une jolie pièce, très loufoque,
écrite par Serge Valletti et mise en scène par Eric Elmosnino, avec Jérôme
Kircher, Anne Sée, Hervé Briaud... Nous avions déjà joué cette pièce l'année
dernière au théâtre d'Annecy. Hier, c'était la première à Paris et la pièce a
reçu un très bon accueil.
Parmi tous
tes rôles, as-tu des préférences ?
- Pas spécialement. Je dirais
plutôt que j'ai de bons souvenirs et de moins bons.
Est-ce qu'on
t'a déjà proposé des
rôles récurrents pour la télévision ?
- Oui, j'ai reçu une bonne
dizaine de propositions dans des séries aujourd'hui très connues.
Pourquoi as-tu refusé ?
Ces séries se ressemblent, les
histoires se répètent... C'est devenu la course à l'audimat. Pour toutes ces
raisons, cela ne me tente absolument pas. D'autre part, quand on commence à
jouer régulièrement dans ce genre de série, il est difficile de faire autre
chose. Pour me faire changer d'avis, il faudrait qu'on me propose un projet
vraiment différent !
Qu'est ce
qui pourrait te
faire
accepter un rôle récurrent ?
- Le désir de travailler, si je
n'avais rien d'autre ! Dans
la mesure où les stars de cinéma tournent désormais pour la télévision,
les propositions de jouer dans les unitaires se font de plus en plus rares pour
les autres comédiens. On n'a donc moins le choix. Mais pour que j'accepte un récurrent, il faudrait
absolument que l'histoire soit originale.
Il y a quelques années, j'avais tourné "Novacek" car le concept
m'avait plu... C'était une série en 6 épisodes où je jouais le rôle d'un
détective. Il s'agissait de 6 histoires bien distinctes, tournées dans
différentes
villes d'Europe. L'expérience était assez intéressante.
Qu'est-ce qui
t'a donné
envie de devenir comédien ? Est-ce un rêve de gosse ?
- Non, pas du tout. Rien ne me
prédestinait à cela. J'avais un copain qui à l'époque, prenait des cours de comédie. J'y
suis allé avec lui, un peu par hasard. J'y ai pris
goût. J'avais déjà 23 ans.
Est-ce que
les cours t'ont beaucoup apporté ?
- Oui, bien sûr !
Quel
souvenir gardes-tu de ta première expérience de comédien ?
- Un très bon souvenir. C'était
en 1984, un téléfilm réalisé par Bernard Toublanc Michel qui s'appelait "Vincente".
L'histoire d'une jeune fille interprétée par Anne Parillaud, qui collaborait
pendant la guerre et qui était tombée amoureuse d'un allemand. Je faisais partie de la bande des garçons du village
avec Jean-François Garreaud, Stéphane Freiss, Christian Rauth qui à l'époque,
débutaient eux aussi.
Nous aurons certainement
l'occasion de reparler prochainement de nouveaux projets...
- Oui, à très bientôt...
Propos recueillis par MARYLINE RICHER
Interview du 27 mai 2004 pour
www.citeartistes.com
(Reproduction interdite)
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