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INTERVIEW |
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Jérémie Rénier |
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© France 2 / Schrempp |
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Jeune espoir du Cinéma, Jérémie Rénier débute à l'âge de 14 ans dans "La Promesse" des frères Dardenne. Il tourne ensuite sous la direction de François Ozon "Les Amants criminels" puis les rôles s'enchaînent : "Le Pacte des loups", "Le Pornographe", "Territoire Indien", "Le Pont des Arts" et bien d'autres. Nominé cette année aux Césars dans la catégorie "Meilleur espoir masculin" pour le film "Violence des échanges en milieu tempéré", le comédien est également très présent sur le petit écran. On l'a vu récemment dans "A cran 2", "La Petite Fadette" et le 7 mars dans "Un amour à taire", un rôle différent, impressionnant, bouleversant, dont le jeune comédien peut être fier.
"Un amour à taire" est un film hors du commun. Le résultat est là. Cinq récompenses au festival de Luchon, ça fait quel effet ? - C'est la première fois que je ressens de tels frissons à la sortie d'une projection. Je suis très fier de ce film. A Luchon, les gens sortaient de la salle, sans oser me regarder et pour cause... Ils étaient en larmes ! C'était très impressionnant. Qu'est-ce qui t'a donné envie de jouer ce rôle ? - La déportation des homosexuels est un sujet dont je n'avais pas entendu parler auparavant et que beaucoup de gens ignorent. J'ai trouvé le scénario très bien écrit et lorsqu'on m'a proposé le rôle, j'ai tout de suite dit oui. Sans aucune réticence ? - Non, aucune ! Comment s'est passé le tournage ? - Très bien ! On ne vit pas le tournage d'un film de la même manière qu'on voit les images à l'écran. Heureusement, d'ailleurs !!! L'ambiance était formidable. Le plus fatigant, c'était le rythme du tournage. La télévision demande de belles choses mais offre de moins en moins de temps. Avec seulement 22 jours de tournage, nous sommes forcés de travailler très vite. Nous enchaînions les scènes. Je me souviens avoir changé six fois de costumes dans la même journée ! Est-ce que vous avez beaucoup parlé du sujet entre vous, pendant le tournage ? - Oui, notamment avec les auteurs qui s'étaient beaucoup documentés sur ce thème. Pour approfondir le sujet, j'ai lu aussi quelques livres. Les scènes de torture étaient-elles difficiles à jouer ? - Non, j'adore ça !!! En fait, j'aime tous les rôles physiques. Il y a des choses qui me feraient beaucoup plus peur... Quoi, par exemple ? - Des scènes où il faudrait chanter... Ou danser !!! Entre le Cinéma et la télévision, as-tu une préférence ? - Non, mais les conditions sont différentes. Au Cinéma, on a davantage de temps. Mais quand je vois "La Petite Fadette" ou "Un amour à taire", je suis ravi. A la télévision, on touche un large public et on peut montrer des choses que les gens n'iraient pas forcément voir au Cinéma. D'autres films en préparation ? - Je termine actuellement le montage d'un court métrage et je viens de tourner pendant 5 mois en Belgique, un nouveau film qui s'appelle "L'Enfant" sous la direction des frères Tardenne. J'avais débuté, à 14 ans, dans leur premier long métrage et j'étais ravi de ces retrouvailles. J'adore leur façon de travailler. En attendant la sortie sur les
écrans de "L'Enfant"... Rendez-vous le 7 mars sur France 2 dans le superbe
téléfilm aux multiples récompenses : "Un amour à taire"
Propos recueillis par MARYLINE RICHER Interview du 10 février 2005 pour www.citeartistes.com (REPRODUCTION INTERDITE)
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