La valeur n'attend pas le nombre des années. Théo
Frilet en est l'exemple. C'est en regardant "Titanic" qu'est née sa passion
pour le Cinéma. Avec son regard
clair qui devrait en faire craquer plus d'une, Théo pourrait bien devenir
notre Léo national. Déjà très remarqué par la
profession, depuis l'âge de 18 ans, il enchaîne les rôles. Trois films au
Cinéma la même année... Et sa carrière ne fait que commencer. Aujourd'hui, nous
avons rendez-vous pour parler de son actualité et principalement de ce téléfilm de Philippe Bérenger
dont il est le héros: "Guy Moquet,
un amour fusillé". Un personnage fort, comme on n'en propose pas souvent à
un jeune de son âge.
Qu'est-ce qui t'a donné envie de devenir comédien ?
- Je crois que le déclic s'est produit quand j'ai
vu "Titanic". J'avais dix ans et je m'étais complètement identifié à Léonardo
DiCaprio avec cette envie de faire ressentir à un public ce qu'il m'avait
fait ressentir dans ce film.
As-tu pris des cours de comédie
?
- Oui, d'abord au lycée. Plus
tard, au Cours Florent... Mais j'ai surtout appris le travail et la rigueur
au Cours WRZ, un excellent cours où je suis entré après ma terminale. C'est
là qu'est véritablement née ma motivation d'acteur.
Comment as-tu débuté en tant
qu'acteur ?
- En 2005, lors d'une manif
d'étudiants,
j'ai été repéré par une directrice de casting et voilà comment je me suis
retrouvé sur un téléfilm pour Arte : "Un jour d'été" de Franck Guérin avec
un rôle secondaire mais tout de même 12 jours de tournage. J'avais 18 ans et
c'était ma toute première expérience devant les caméras. Par la suite, j'ai
fait pas mal de rencontres, j'ai trouvé un agent et j'ai enchaîné les castings...
Tu as aussi enchaîné plusieurs grands rôles au
Cinéma ?
- Oui, j'ai eu beaucoup de chance.
Après "Des Poupées et des anges", j'ai tourné "Nés en 68" et "Nos 18 ans",
deux films dans lesquels j'avais le rôle principal.
Et cette année, te voici au
coeur d'une autre belle aventure en décrochant le rôle de "Guy Moquet"...
Qu'est-ce qui t'attirait le plus dans cette nouvelle expérience ?
- Déjà, à la lecture du scénario,
j'ai été emballé par l'histoire. Puis j'ai rencontré Philippe Bérenger, le
réalisateur qui m'a expliqué que ce projet lui tenait à coeur depuis 5 ans.
Est-ce que c'était un rôle
difficile ?
- A priori, ce rôle peut paraître
difficile. En fait, il m'a tellement touché qu'il est vite devenu
pour moi une évidence. J'ai essayé de lui apporter un maximum de sensibilité.
Tout en restant fidèle à son histoire, je n'ai pas essayé de l'imiter à tout
prix. J'ai voulu garder une certaine spontanéité de jeu et le réinventer.
Comment s'est passé le tournage
?
- Nous nous sommes retrouvés dans
des décors absolument étonnants qui nous ont immédiatement
mis en situation. Les camps, les barbelés... Avec
de la boue jusqu'en haut des bottes !!! Et la
fusillade que nous avons tournée dès la première semaine... Nous étions tout
de suite dans le bain !
Nous
étions beaucoup de jeunes et pendant un mois, nous passions nos journées
tous ensemble dans ce camp. C'était une belle et grande
expérience.
Vous êtes-vous préparé à ce
tournage tous ensemble ?
- On n'a pas eu beaucoup de temps
pour s'y préparer. La plupart des rôles secondaires étaient déjà choisis par
Philippe Bérenger qui pour ce film, s'était entouré de comédiens avec qui il
avait déjà travaillé sur d'autres films. En ce qui concerne Audrey Dewilder et moi,
pour les deux rôles principaux, nous avons été choisis, par casting, au
dernier moment.
C'est-à-dire combien de temps
avant le tournage ?
- A peu près deux semaines avant le début du
tournage ! Avec Philippe, nous avons juste eu le temps de nous rencontrer
deux ou trois fois. Il m'a donné un harmonica pour que je me familiarise
avec l'instrument pour les quelques séquences où j'en joue. Pour entraîner
mon écriture, il m'a aussi donné des lettres de Guy Moquet, du papier jauni
et des vieux crayons.
Est-ce que tu connaissais l'histoire de Guy Moquet
?
- A peine ! J'avais vaguement entendu parler de
sa
lettre... Par contre, quand je suis entré dans le casting, j'ai lu le livre
"Guy Moquet, une enfance fusillée" de Pierre-Louis Basse. Grâce à ce
livre, j'ai pu me plonger dans sa vie et mieux connaître son caractère.
Les anecdotes relatées dans cet ouvrage m'ont beaucoup aidé à composer le personnage.
Parmi les différents films dans lesquels tu as
joué, as-tu une préférence ?
- "Guy Moquet" bien sûr
! C'est vraiment le rôle pour lequel je me suis le plus investi et jusqu'à
maintenant, c'est mon meilleur souvenir !
Tu as de nouveaux projets ?
- Je viens tout juste de terminer le tournage d'un nouveau
film pour le Cinéma dans lequel j'ai un rôle secondaire et dont le titre
provisoire est "Mon faible coeur". Je pense que ce sera également un très
beau film.
Nous en reparlerons certainement en temps et en
heure... Mais d'ici là, rendez-vous sur France 2 le 21 octobre dans "Guy Moquet, un amour fusillé" de Philippe Bérenger avec également Audrey Dewilder,
Patrick Catalifo, Eric Théobald...