Personne n'a oublié "Le Grand Bleu",
film qui a révélé Jean-Marc Barr en
1988 et en a fait une star internationale. Acteur mais aussi réalisateur et
producteur, Jean-Marc Barr a, jusqu'à
maintenant, travaillé surtout pour le Cinéma mais aujourd'hui, la
télévision lui offre des rôles qu'il ne refuse pas. Et lorsque vous aurez vu "Le
Repaire de la Vouivre", vous comprendrez son choix... Pour
parler de cette mini série qui démarre le 22 juin sur France 2, rendez-vous
avec Jean-Marc Barr. Un certain bonheur se lit dans son regard. J'ai devant
moi un homme libre, passionné par son métier et par la vie... Un acteur
heureux...
Comment êtes-vous arrivé sur cette aventure ? -
- Mes choix se font souvent au fil des rencontres.
Pour "Le Repaire de la Vouivre", j'ai reçu un coup de téléphone de mon agent
pour rencontrer le réalisateur Edwin Baily que je ne connaissais pas
auparavant. Le premier contact m'a tout de suite plu. Il a un vrai goût
pour le Cinéma et pour les images. Il n'a pas peur d'innover. Et puis
le scénario m'a plu. J'ai beaucoup aimé l'histoire de ce grand reporter qui d'un seul coup,
est amené à faire un véritable retour aux sources.
Comment s'est passé le tournage ?
- Un tournage formidable mais tout de même assez
difficile. Contrairement au Cinéma, il fallait travailler vite. On a tourné
la série en deux mois, ce qui exige une grande rigueur et de très longues
journées. Et comme je suis moitié américain, je devais aussi faire en amont
tout un travail de diction afin de parfaire mon français et corriger mon
accent. Pendant neuf semaines, j'ai vécu à la cadence du tournage sans
pouvoir rien faire d'autre. Je me levais, j'allais sur le plateau et le
soir, je rentrais, je répétais mes textes et je
dormais. Mais j'ai pris beaucoup de plaisir !
Vous avez tourné en Franche Comté, dans des endroits magnifiques où
l'eau et les paysages ont leur importance et contribuent à faire monter
l'angoisse et le suspense... Avez-vous aimé tourner dans cette région ?
- Oui. Cette série est d'ailleurs une bonne
occasion de montrer cette belle région qu'est la Vallée de la Loue. Les
décors apportent beaucoup de choses à l'histoire. Et même si, nous
les acteurs, nous ne sommes pas là pour visiter la région, c'est toujours
agréable de travailler dans des lieux aussi magiques.
Comment avez-vous préparé votre personnage ?
- Tel que le personnage était écrit, on ne pouvait
pas faire beaucoup d'écarts. Par son métier, Paul Pratt passe son
temps aux quatre coins du monde et a très peu de temps à consacrer à sa
famille. D'où les rapports tendus avec sa femme et avec sa fille... C'est
finalement quelqu'un de très seul. Je me suis beaucoup inspiré de grands
journalistes que je connais. Dans le scénario initial, Pratt était encore plus ténébreux. J'ai proposé des
choses et nous avons essayé de trouver le bon dosage pour le rendre plus
humain et moins violent. Edwin
donne beaucoup de sa confiance aux gens avec qui il travaille. On peut
parler, donner des idées et c'est agréable.
D'ailleurs, depuis, vous avez retravaillé avec
lui...
- Quand il m'a proposé d'autres projets,
connaissant la qualité de son travail, j'ai tout de suite accepté. Je
partais en confiance. "Les Anges brisés" et "Lignes blanches" sont des
adaptations de romans de Graham Hurley, un auteur britannique originaire de
Porthmouth. Nous avons démarré le tournage du premier "Les Anges brisés" en
janvier au Havre. Ce téléfilm montre la montée de
la criminalité dans les villes. Je joue un policier, le capitaine Faraday qui
enquête sur la mort d'une adolescente et je fais équipe avec Bruno Solo.
Quels sont vos autres projets ?
- Je viens de tourner un film américain de Michael
Polish "Big Sur" et j'ai co-produit avec Pascal Arnold deux nouveaux
films : "Chroniques sexuelles d'une famille d'aujourd'hui" que j'ai filmé et
réalisé. Le film montre l'amour et les pratiques sexuelles de manière
explicite, sans le côté péjoratif du porno. Nous sommes au 21ème siècle et
le sexe fait partie de la vie. L'intérêt du film est de faire voir ce qui se
passe dans l'intimité de chaque membre d'une famille. Et l'autre film "American
translation" va sortir le 8 juin. C'est l'histoire d'Aurore, une jeune fille
interprétée par Lizzie Brochéré qui tombe amoureuse d'un serial killer joué
par Pierre Perrier. J'ai réalisé le film et je joue aussi le rôle du père
d'Aurore.
Vous enchaînez les films... Vous n'arrêtez donc
jamais ?
- C'est une chance car je suis libre ! Si j'avais une
famille, ce serait sûrement beaucoup plus compliqué.
Vous avez toujours eu envie de devenir acteur ?
- En me tournant vers la Comédie, j'ai surtout eu,
à l'époque, une réaction contre mon passé et le côté très conservateur et
militaire de mon père. Je voulais une vie différente de la sienne. Dans le
métier d'acteur, il y avait quelque chose de physique qui m'attirait et puis
l'aventure d'un film, l'imprévu... Et j'ai la chance de vivre la vie que j'ai choisie !
Est-ce que "Le Grand Bleu" reste l'un de vos
meilleurs souvenirs ?
- "Le Grand Bleu" a été une énorme expérience. Tu
prends le goût de l'aventure comme un photographe de guerre prend le goût de
la guerre. C'est la même euphorie.
Dans la Cité des Artistes, nous allons continuer à
suivre vos projets... Et pour l'heure, rappelons à tous nos lecteurs
que "Le Repaire de la Vouivre" démarre le 22 juin 2011 sur France 2.
Suspense garanti !!!
Propos recueillis par MARYLINE
RICHER
Interview du 26 mai
2011 pour
www.citeartistes.com
(Reproduction interdite)
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Le Repaire de la Vouivre
A suivre à partir du 22 juin 2011 sur France 2

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