Frédéric Deban a débuté à 20 ans, par un tout
petit rôle aux côtés d'Alain Delon dans "Parole de flic". Depuis, il a enchaîné
avec de nombreux films et téléfilms... Héros de la série "Sous
le Soleil", Aujourd'hui, il nous parle de son métier, de ses autres expériences et de ses
souhaits...
Frédéric, peux-tu d'abord
nous parler de tes débuts dans le métier ?
- J'avais 19 ans. J'ai commencé
par faire des photos et ensuite avec mon press-book, j'ai fait le tour des agents, jusqu'à ce
que je trouve le bon. Auparavant, je m'étais fait "jeter" de plusieurs endroits.
Ca ne t'a donc pas découragé
pour autant ?
- Non pas du tout. Je n'ai
jamais baissé les bras. J'étais trop déterminé pour ça. Je voulais être acteur
et rien d'autre. Au bout d'un moment, j'ai perdu patience et je suis allé au
culot chez un agent. Il a vu à quel point j'étais motivé. Il a eu confiance en
moi et il est devenu mon agent et ça fait 18 ans que nous travaillons ensemble.
As-tu pris des cours de
comédie ?
- Oui, j'ai pris des cours
pendant 3 mois, sur les conseils de mon agent, mais je suis parti très vite. Dans les cours, j'avais
l'impression de perdre mon temps. J'étais entouré de jeunes qui faisaient ça
pour passer leur temps. Je me suis dit que si je restais là à regarder les
autres, je n'apprendrai pas. Je voulais être "sur le terrain".
J'ai donc fait des castings et j'ai eu la chance d'obtenir rapidement des rôles
et de pouvoir travailler tout de suite.
Peux-tu nous parler de ton
tout premier rôle ?
- Oui, C'était dans "Parole de
flic"... enfin, c'était un tout petit rôle ! J'avais seulement deux phrases à
dire mais j'étais mort de trouille. C'est quand même un souvenir
exceptionnel, déjà parce que j'avais 20 ans et que c'était la première fois, et
puis surtout parce qu'Alain Delon a eu la gentillesse de me dire que j'étais
très émouvant. Ce sont des choses qu'on n'oublie pas.
Parmi tous tes rôles, quel
est celui que tu as préféré ?
- C'est le rôle que j'ai eu au
théâtre, dans une pièce qui s'appelait "Oriana", au théâtre de l'oeuvre en 1994.
Et dans les films ?
- "Rue Oberkampf" en 1999. Pour
moi, c'est le rôle le plus créatif.
Y a t-il un rôle qu'on ne
t'a jamais proposé et dont tu rêves ?
- Oui. J'aimerais beaucoup
jouer un prêtre, partagé entre sa foi et une histoire d'amour... Un genre de
"Léon Morin, prêtre".
Il y a un téléfilm que tu
avais pris beaucoup de plaisir à tourner...
"Les filles du maître de chai" , de Francois Lucciani. Qu'est-ce qui t'a emballé
dans ce rôle ?
- C'était surtout le fait de jouer un
jeune aristocrate. La plupart des réalisateurs manquent d'imagination et
François Lucciani a eu cette intuition intelligente de me confier ce rôle.
Et je
voudrais aussi revenir sur la série qui t'a révélé eu grand public en 1992 : "Les
coeurs brûlés". Est-ce que le fait d'avoir eu un rôle important dans une grande
saga de l'été, t'a apporté beaucoup de propositions par la suite?
- Non, pas spécialement.
Après "Les coeurs brûlés", je suis resté six mois sans tourner. Ce genre de rôle
marque énormément, surtout à l'époque ! Il y a quand même dix ans...
Depuis, heureusement, les choses ont évolué. Aujourd'hui, on voit plein
d'acteurs qui ont des rôles récurrents dans des séries-TV et qui font plein
d'autres choses à côté, par exemple Bruno Wolkowitch qui travaille beaucoup en
dehors de "PJ".
Tu as joué, toi aussi
en 1994, dans une série policière "Placé en garde à vue", où tu jouais un flic,
aux côtés de Serge Lama ! En gardes-tu un bon souvenir ?
- Oui, j'ai adoré !!! Serge
Lama est un mec génial. Nous avons tourné 26 épisodes en 8 mois, à raison de 10
heures de tournage par jour. Nous formions tous une
bonne équipe. D'ailleurs, j'aimerais beaucoup rejouer un rôle de flic.
A l'époque, le format de 50
minutes, était plutôt inhabituel. Depuis, les séries policières se sont
multipliées : "PJ", "La Crim", "Police district"... Serais-tu prêt pour un
nouveau rôle récurrent dans l'une d'entre elles ?
- Absolument. Parce que je
trouve que ces séries policières sont de mieux en mieux écrites. Maintenant, je
pense que j'en aurais la rigueur.
De toutes ces séries, quelle
est ta préférée ?
-
La Crim'. D'ailleurs, si on
me proposait un rôle dans cette série, je dirais tout de suite oui !
Tu nous as surtout habitués
à des rôles dramatiques. Aimerais-tu jouer davantage de comédies ?
- Quand tu es jeune et que tu
débarques, tu es plutôt attiré par des personnages introvertis mais plus le
temps passe, plus tu t'ouvres à d'autres choses. Ca va forcément vers la
légèreté. Je n'ai rien contre les comédies, bien au contraire...
En tant que téléspectateur,
y a t-il une fiction que tu as particulièrement aimée récemment ?
- J'ai surtout adoré Lou
Doillon dans "Nana".
Depuis l'été, tu as tourné
plusieurs
téléfilms. On va donc te revoir avec
plaisir sur le petit écran ?
- Oui, l'été dernier, j'ai
tourné "Romance sans paroles", un téléfilm de Jean-Daniel Verhaeghe avec Cristiana Réali et Bernard Lecoq. J'y joue le frère de
Cristiana. Je suis une fois encore un petit voyou. Ensuite, j'ai tourné au
Portugal un film avec Clémentine Célarié : "Justice de femme"... Je viens de
démarrer un nouveau tournage et j'espère très vite pouvoir t'annoncer d'autres
projets.
Alors, à très bientôt !
Propos recueillis par MARYLINE
RICHER
Interview exclusive pour
www.citeartistes.com
