Touchant, simple et sincère, Thierry Redler
dégage une profonde sympathie. Aucun doute, avec
Patrick Catalifo, le tandem des
"Hommes de coeur"
est parfaitement choisi. Alors, retrouvons Thierry Redler dans la peau de Yann
Lefol, l'anesthésiste au coeur tendre...
Qu'est-ce qui est le plus passionnant dans
l'aventure des "Hommes de coeur"
?
- Le côté réel
de la série. En voyant le film l'autre jour, j'ai découvert toutes les scènes où
je n'étais pas présent. J'ai beaucoup aimé ce couple qui voulait adopter
l'enfant qui leur avait été confié. Je les ai trouvés très touchants. En ce qui me
concerne, il m'est toujours difficile de me voir à l'écran et de donner un avis
sur mon travail. Pendant le tournage, j'avais une grande confiance en Edouard Molinaro et je me suis laissé guider. Il est très pointilleux et intransigeant,
au bon sens du terme. C'est agréable car à la télévision, on a plus souvent
l'habitude de travailler avec des "faiseurs de films" qu'avec de vrais directeurs
d'acteurs.
Et avec les
autres acteurs, comment ça s'est passé ?
- Super ! Je ne connaissais pas
Patrick Catalifo. C'est un vrai plaisir de travailler avec lui.
Est-ce que ce rôle
demandait une grande préparation ?
- J'ai
toujours besoin de respirer les atmosphères avant le tournage d'un film. Je suis
allé à l'hôpital voir comment ça se passe et je me suis rendu compte que je n'aurais pas fait un bon
anesthésiste. J'étais complètement démoli en un quart d'heure et j'ai été assez
surpris de voir comment réagissent les médecins et les infirmières qui savent si
bien garder
le sourire en toutes circonstances. Ces gens-là sont vraiment admirables.
J'ai essayé de m'inspirer de leurs gestes et de leurs réactions. L'intérêt de notre métier de comédien est
aussi d'approcher des milieux qui ne sont
pas les nôtres.
Prêt pour tourner la
suite ?
- Oui ! Il y a encore des tas
de choses dont on n'a pas fait le tour et qui seront intéressantes à montrer par
la suite, comme la construction d'un hôpital et tous les problèmes que l'on
rencontre quand on arrive dans ces pays... Les téléspectateurs ont besoin de
connaître la réalité.
Beaucoup de téléspectateurs
se souviennent des "Filles d'à côté",
est-ce qu'on peut en parler ?
- Oui, bien sûr ! Cette série a
eu beaucoup de succès et on m'en reparle très souvent. J'ai tourné
pendant un an et demi dans "Les Filles d'à côté". Je n'ai pas honte de le dire. Au contraire ! Le
rythme des tournages était très soutenu et cette expérience m'a permis, entre
autres, d'apprendre à travailler vite !
Ce genre de série est faite pour détendre le public. Il en faut !!!
Romain et Jim sont aussi
comédiens. Ont-ils été plus ou moins influencés ?
- Oui, très certainement... Mes
fils
ont grandi dans une ambiance artistique. Tout petits, ils manifestaient l'envie
de monter sur scène au théâtre. Dans "La Traversée du phare" et "Les Inséparables", les deux films que j'ai réalisés, ils jouaient tous les deux.
Ils
font pas mal de castings et tournent régulièrement dans des films. Ils font
aussi du théâtre.
Et avec
Corinne Touzet, c'est une
longue histoire d'amitié ?
- Oui, on s'est connus au tout
début, dans des périodes plus ou moins galères. Ce n'est pas un hasard si elle a
joué dans mes deux films. Je l'aime beaucoup et c'est très agréable de
travailler avec elle. Corinne est avant tout une femme et une mère, avant d'être
une comédienne. Nous avons les mêmes visions de la vie et le même esprit de famille.
J'espère bien retravailler avec elle sur un autre film. Elle est formidable !
Y a t-il d'autres projets à
annoncer ?
- Oui, un projet qui me tient
très à coeur. J'essaie de monter une série dont j'ai déjà écrit 7 épisodes. C'est une comédie sur les familles
recomposées. J'ai vraiment envie que ce projet aboutisse.
Nous aurons, j'espère,
l'occasion d'en reparler bientôt... Mais en attendant, rendez-vous avec "Hommes de coeur" sur France 2 !