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INTERVIEW |
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Charles Schneider |
Propos recueillis par Maryline Richer - Interview du 3 juin 2002 pour www.citeartistes.com
Avant de parler de "PJ" dont vous êtes l'un des piliers, j'aimerais savoir comment avez-vous débuté votre carrière de comédien ? - Ca m'a pris vers l'âge de 21 ans... je suis entré au cours Florent, en classe libre. C'était l'un des rares cours qui à l'époque, encourageait vraiment les jeunes à travailler professionnellement. Et vos débuts, voulez-vous en parler ? - J'ai fait du Théâtre. J'ai aussi tourné des petits rôles dans différents films pour le Cinéma et la Télévision. J’ai également exercé quelques autres boulots. J'ai aussi tourné pas mal de court-métrages et je continue d'ailleurs d'en tourner régulièrement. De toute manière, que ce soit pour le Théâtre, le Cinéma ou la Télévision, le plus important dans ce métier, c'est d’avoir des rôles et de pouvoir jouer le plus possible. Au Cinéma, il y a eu, entre autres, "Les Arcandiers" de Manuel Sanchez, il y a une dizaine d'années. Dans ce film, vous aviez l’un des quatre rôles principaux, avec Simon de la Brosse, Dominique Pinon et Géraldine Pailhas. En gardez-vous un bon souvenir ? - Oui... "Les Arcandiers", c'était vraiment une belle aventure, Nevers, La Loire, La famille Sanchez, "Les Tambours du Bronx", des court-métrages, Simon... c'était bien, que des amis, que du talent ! Dans "PJ" vous êtes présent depuis le tout premier épisode et vous incarnez Bernard avec beaucoup d'humour. Comment-vous sentez-vous dans ce rôle ? - J'adore le personnage de Bernard Léonetti. On est très intimes. Je trouve d'ailleurs qu'on m'a beaucoup gâté avec lui. Bernard ne ressemble à aucun autre flic de série télé. Il est malchanceux, maladroit, gaffeur, menteur, attachant... Il y a pas mal de choses à défendre chez lui. L’intérêt de la série est de montrer aussi la vie privée des personnages. Lorsque Bernard se fait plaquer par sa femme, lorsqu’il est accusé de viol, lorsqu’il gagne au loto... il réagit chaque fois différemment et son enquête n’est pas menée de la même manière. Les auteurs s’amusent beaucoup avec lui car ils peuvent se permettre d’écrire toutes sortes de choses le concernant. C’est certainement le personnage de la série à qui il arrive le plus de galères et c’est lui qui, bien souvent, vient mettre des petites pointes d'humour dans l'épisode. Et votre popularité, dans tout ça ? - Le fait de devenir un personnage récurrent et de rentrer régulièrement dans la vie des gens, c’est plutôt agréable. Avez-vous quelques anecdotes ? - Oui, vu le personnage que je joue, les gens ont toujours une attitude amicale avec moi. Un jour par exemple, quelqu’un m’a demandé si je ne pouvais pas venir réparer le cable de son téléviseur, étant donné que je travaillais à la télévision ! J’ai aussi cette anecdote amusante. C’était lors du festival de fiction de St-Tropez. Pendant que je lui signais un autographe, une dame m’a demandé si Julie Lescaut était sympa avec moi ? Du coup, j’ai signé "Mouss Diouf" ! Et puis, plus récemment, alors que j’étais en train de faire des courses au super-marché... C’était à la période où dans "PJ", Bernard avait gagné au loto et où je partais faire le tour du monde, quelqu’un m’a regardé et m’a dit : "Mais enfin, qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne fais pas tes courses chez Fauchon ?" Avez-vous envie que "PJ" dure encore longtemps ? - Je me trouve très bien parmi l'équipe de "PJ" ! Et au bout de 5 ans, il règne toujours la même ambiance ? - Oh oui, absolument... Gérard Vergez a su installer dès le premier épisode une telle ambiance de travail que c'est un vrai plaisir de tourner encore au bout de tant d'années. C' est vraiment quelqu'un de formidable. Aujourd’hui, d’ailleurs, je dois préciser à nos lecteurs, que ce n’est pas Gérard Vergez qui réalise. Non, il n’a pas abandonné "PJ" car c’est son "bébé", mais actuellement occupé par d’autres projets, il a cèdé sa place, comme il le fait de temps en temps pour certains épisodes. C’est donc Brigitte Coscas qui dirige et qui avec son savoir-faire, n’a aucun mal à mettre tout le monde en confiance. N’est-ce pas ? - Oui, Brigitte sait nous mettre à l’aise. Elle est géniale, elle aussi !
- Nous nous entendons tous très bien. L’ambiance est très familiale comme vous avez pu le constater sur le plateau. Nous ne partons pas en vacances ensemble mais nous sommes toujours heureux de nous retrouver à chaque nouvelle saison. Tout le monde est à l’heure et en arrivant le matin, chacun connaît son texte ! Nous ne sommes pas du tout blasés. Nous travaillons d’une manière un peu artisanale. On se respecte et chacun fait en sorte que le tournage se passe dans la plus grande complicité. Nous avons aussi la réputation de bien recevoir les guests. C'est vrai que dans "PJ", on a pu voir entre autres Manuel Blanc, Jocelyn Quivrin et également Samy Nacéri qui avait joué dans le tout premier épisode de "PJ", alors qu’il n’était pas encore connu du grand public ! Je pense également à Christine Citti qui jouait votre femme et parmi vos maîtresses, il y a eu Elisabeth Petitjean ! - Oui, je dois dire que l'on m'a bien gâté. C'est plus facile de jouer avec de belles comédiennes que l'on aime. Vous tournez deux épisodes en 19 jours. Ce délai est très court. Est-ce que ça demande une certaine rigueur ? - Oui, ça m’a d’ailleurs obligé à avoir cette rigueur de travail que je n’avais pas forcément auparavant. Vous avez tourné dans plusieurs épisodes de la série "Cordier, juge et flic". Aviez-vous aussi un rôle de flic ? - Non, j’étais médecin légiste. Il fallait donc attendre qu’il y ait des morts dans la série pour que je puisse travailler (rires). Je n’ai donc joué que dans 5 épisodes. C’était en 1992, au tout début de la série.
Propos recueillis par Maryline Richer
Interview du 3 juin
2002 pour
www.citeartistes.com
(Reproduction interdite)
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